FICHE OUTIL NIVEAUX LOGIQUES (ST/WKIKM 05/2022) Par François Le Castrec / R. Ouvrard Objectif L’outil niveau logique est une technique d’enquête qui permet de prendre une pleine conscience et d’explorer sa propre expérience subjective : d’un évènement de son impact sur nous de la relation qui en résulte entre l’environnement et nous de faire le tri et la distinction entre les différents niveaux d’informations A partir des éléments recueillis, il est possible de travailler dans différentes directions procéder à la mise à jour d’éléments ressources nécessaires pour un ancrage développer une analyse contrastive à partir de plusieurs situations choisies afin d’explorer un EP pour aller vers un ED D’imaginer une stratégie d’apprentissage écologique Cet outil permet de faire, dans une situation donnée, des distinctions entre des informations qui sont à des n iv eau x l og i ques d iff érents et d’éviter ainsi les confusions. Exemple de l’assertion : « Il ne fait rien donc c'est un fainéant ». « Ne rien faire » est simplement un c omportement alors que qualifier de « fainéant » est un commentaire sur l ' i dent i té. Le fait de s'interroger sur tous les différents niveaux développe une vue plus globale et plus pertinente d'un problème. Lorsqu'une situation problématique est analysée, ce modèle invite à cerner le ou les niveaux où se situe le problème. Introduction et contexte culturel de l’outil Niveau logique Si Dilts est le père accoucheur des NL, il s’inscrit dans une lignée culturelle liée à l’école de PALO ALTO et la culture de la PNL   BAETSON, anthropologue, Bateson a présenté, pour la première fois et formellement, le concept de « types logiques » dans son article Une Théorie du Jeu et du Fantasme (1954). Il utilise l’analogie du téléphone - les erreurs d’aiguillage entre indicatif de pays et de département – pour expliquer qu’un message qui s’applique à un niveau inapproprié provoque une confusion mentale. Bateson était convaincu que la capacité de trier les différents types logiques contenus dans les messages et les classifications est fondamentale (double contrainte). Les idées de Bateson sur les applications de la théorie des types logiques à la communication et à la thérapie ont été approfondies par ses collègues Watzlawick, Bavelas et Jackson dans Pragmatics of Humann Communication (1967).   DILTS, étudiant à l'Université de Californie à Santa Cruz en 1976, pendant un cours de Gregory Bateson sur  «l'écologie de l'Esprit» découvre pour la première fois de la notion de différents types de logique ainsi que de celle des différents niveaux d'apprentissage, de changement et de communication. L'époque était enivrante, le PNL commençait à prendre forme. Un an plus tôt, Richard Bandler et John Grinder avaient publié leur premier livre The Structure of Magic Vol 1. « La notion de Niveaux Logiques se rapporte au fait que certains processus et phénomènes sont créés par les relations qu'ils ont avec d'autres processus et phénomènes. Tout système d'activités constitue aussi un sous- ensemble à l'intérieur d'un autre système, qui lui-même est emboîté dans un autre système, et ainsi de suite. Ce genre de relation entre des systèmes produit des processus qui sont situés à des niveaux différents du système dans lequel on est en train de fonctionner. Le langage, la structure de notre cerveau, et nos systèmes sociaux illustrent cette différentiation de niveaux et constituent des hiérarchies ou niveaux de processus naturels ». Les Niveaux Logiques Le modèle de Robert Dilts comporte six niveaux, qui sont tous formalisables au moyen de questions : Par notre visio n du monde, nous sommes reliés à des systèmes plus vastes qui vont au-delà de nous, tels que famille, société, systèmes globaux. S p i r i tue l Système et v o c at i on « Qui d'autre ?, avec qui ? » C'est le niveau d'appartenance et qui répond à la question : « À que l monde j e me sens apparten i r ? » « tu c ontr i bue à quoi (dans le monde et dans la vi e lorsque tu f a i s c e que tu f a i s ? » La mission donne forme aux croyances, valeurs à travers le sens de soi. L’identité détermine le rôle global d’une personne. I dent i té « Qui ? » C'est le niveau qui identifie une métaphore illustrant l'identité et la mission du sujet. « Qui es-tu l orsque tu fais c e que   tu f a i s ? » « qu ’ est -c e que tu peux d i re sur toi ? ». Les croyances fournissent le renforcement (motivation ou permission)   qui   soutiennent ou inhibent une capacité C ro y an c es Convictions "Pourquoi" "Pourquoi ce moment là" C'est le niveau des croyances et des valeurs, sur soi, sur les autres ou sur la vie. « Q u ’ est - c e que tu c ro i s l orsque … ? », « qu’est c e qui est v ra i pour toi l orsque … ? », « En quoi est- c e im p o rtant pour toi de f a i re ce que tu f a i s … ? »  vakog Les capacités guident et donnent une direction aux actions et comportements grâce à une carte mentale, un plan ou une stratégie C apa ci té s C omportement s « Comment ? » C'est le niveau des compétences et de l'organisation. « C omment tu t’y prends lorsque tu fais c e que tu f a i s … ? » Les comportements sont les actions et réactions spécifiques qu’une personne manifeste au sein de son environnement. C omportements Ac t i ons « Quoi ? » C'est le niveau des actions qui sont réalisées ou non. « Que f a i s - tu … ? » vakog L’environnement détermine les contraintes et les opportunités externes auxquelles une personne doit réagir. E n vi ronnement C onte x te « Où et quand ? » C'est le niveau du contexte dans lequel le sujet évolue. « ou es-tu… ? », « C e l a se passe ou, a v e c qu i… ? », Tu es ou pré ci sement … ? » Q uand tu es là, qu ’ est -c e que tu fais… ? » vakog Vakog: En programmation neuro-linguistique (PNL), la technique dite des «  canaux sensoriels  » (ou VAKOG , acronyme pour : « Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif, Gustatif ») pose que la relation au monde extérieur passe nécessairement par au moins l’un des cinq sens .  ( Wikipédia ) Quelques clés d’utilisation et de compréhension 1. Chaque niveau logique organise et détermine l’information au-dessous de lui. 2. Le fait de CHANGER quelque chose à un niveau logique SUPERIEUR (au-dessus) aura nécessairement un IMPACT sur le niveau logique INFERIEUR (à l’étage du dessous) 3. Le fait de changer quelque chose à un niveau logique inférieur peut avoir un impact au niveau supérieur, mais cela ne se produira pas forcément. 4. Une expérience peut être négative à un niveau, mais positive à un autre. Dans la structure de notre cerveau, de note langage, de nos systèmes perceptuels, il existe des hiérarchies naturelles d’expériences.